Si c'était
Le 27 Février 2026
La fin
J'ai toujours ressenti qu'un jour, ça viendrait. Qu'il resterait sur le sol, des pages. J'avais pas envie de ça, mais même dans le plus grand bonheur, ce n'était qu'inéluctable. Il n'existe d'autre manière de dire au revoir, en douleur, en paix, et la tristesse qu'il reste.
J'écoute des choses, je sens des choses. Je sens l'éternel par moment. Cette impression d'être vu, par celles et ceux que j'ai perdus.
J'ai murmuré, plusieurs fois, que j'étais désolé.
Je ne sais pas si on m'a entendu.
Je passe d'une grande détresse à la mélancholie.
C'est tellement irréel.
La mort.
Leur mort.
Ma mort.
C'est irréel. Sans le moindre sens.
Comment affronter le réel. Il y a un manque. Intense. Une angoisse. Intense. J'ai perdu, je perdrai, je suis sur la pente descendante, il ne reste que la chute. Et j'ai peur. L'après m'effraie. La maladie. Le départ, le hurlement quand la nouvelle vient, au bout milieu de la nuit. Le deuil. Tout espoir, vain, il ne reste rien, silence se fait, lourd, si lourd, si lourd.